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 La Première Bataille du Bourget

Les 28-29-30 Octobre 1870

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Cependant qu'à Paris se poursuivent les travaux défensifs pour garantir définitivement la capitale d'une prise d'assaut, et que déjà gronde les premières insurrections annonçant la Commune, attisés par la nouvelle de la capitulation de Metz. C'est dans ce contexte que vont se dérouler les événements de la bataille du Bourget.

 

Situation sur le front Nord-Ouest :

Deux détachements en défense du camp retranché entre St. Denis et le Fort de Rosny, confié respectivement au général Carrey de Bellemare et au Contre Amiral Saisset qui se compose de la manière suivante :

- Général de Bellemare : (3 brigades).

1ère Brigade Colonell Lavoignet :

- 34ème de marche.

- 14ème , 15ème, 16ème, 17ème  et 18ème bataillons de mobiles de la Seine.

- Francs tireurs de la Presse, 1 bataillon.

 

2ème Brigade Général Hanrion :

- 1 détachement de Fusiliers marins, 35ème de marche.

- 1er, 2ème, 10ème et 12ème bataillons de mobiles de la Seine.

 

3ème Brigade Colonel Hartin :

- 28ème de marche,

- 2ème, 13ème bataillons de mobile de la Seine

Ces avants postes étaient à la Courneuve.

 

Le contre-amiral Saisset avec des marins et quelques bataillons de mobiles occupait tout le terrain entre le fort d'Aubervilliers et de Rosny, avec les villages de Bobigny et de Bondy.

En face, le corps de la Garde Prussienne occupait un front de 4 kilomètres, du village de Montmagny et celui d'Aulnay les Bondy.

Le Général Bellemare adepte des expéditions d'élargissement des lignes de défense et qui par la même affaiblissent celles de l'ennemi donne l'ordre aux francs tireurs de la Presse « dont les positions à la Courneuve devenaient inutiles du fait de l'inondation du Crould et de la plaine devant eux » de s'emparer du Bourget, qui était une position en flèche du dispositif Prussien et qui ne comprenait qu'une très faible garnison.

 

Nous sommes donc le 28 octobre 1870 à 4H du matin, les 250 hommes du bataillon des francs-tireurs de la Presse « c'est tout ce qu'il restait de ce bataillon, par suite de nombreuses désertions » pénètrent dans le Bourget, appuyés à L'Est par deux bataillons du 135ème de ligne et à l'Ouest par le 14ème bataillon des mobiles de la Seine, sans rencontrer de résistance .

 

Les quelques Prussiens qui s'y trouvaient se sont retirés sur Pont-Iblon couverts par deux batteries de la Garde Prussienne.

Ceci fait le général Bellemare pour assurer sa conquête, et se garantir d'un retour offensif des Prussiens, positionne ses troupes et fortifie le village de la manière suivante :

Dans le Bourget sous les ordres du Colonel Lavoignet :

Les francs tireurs de la Presse et  le 14ème bat . des mobiles de la Seine.

En appui aux alentours :

- 3 bat. d'infanterie : 2 bat. du 134ème (1) et 1 du 128ème (1)

« Pour mémoire le 128ème était formé du dépôt des voltigeurs de la Garde »

(1) Le jour de l'attaque du Bourget les Rgt. De marche ont étaient numérotés

et son passés en Rgt. De ligne le 34 passe en 134, le 28 en 128 etc.

- Le 16ème bat. des mobiles de la Seine.

- 2 pièces de 4 et une mitrailleuse.

- 1 section du génie.

Toutes ces troupes ont pour ordre de se retrancher fortement.

Enfin 2 bat. du 135ème de ligne à la Courneuve avaient pour mission dès la première tentative de l'ennemi de se porter sur la Mollette avec deux pièces pour couvrir le flanc gauche.

De son côté l'Amiral Saisset prévenu par le Général de Bellemare, avait fait occuper et fortifier le Drancy par deux  bat. de mobiles et par les éclaireurs de Paulizac, le tout sous les ordres du capitaine de frégate Salman afin de protéger le flanc droit. Comme ont peut le voir sur la carte, la conformation du village tout en longueur ne se prête pas à une défense facile, et pour bien faire, il aurait fallu amener des batteries de l'enceinte et masser quelques bonnes troupes de ligne pour assurer le moment venu les contre-attaques sur les flancs de l'ennemi.

Pour tout cela l'appui du Général Trochu était indispensable, mais celui-ci se montrait « médiocrement satisfait » de cette opération, qui avait complètement échappé à son initiative et dont il n'avait pas donné l'ordre et surtout avait été prévenu après coup.

Pour ne pas heurter l'opinion publique, qui était tout « excitée » par ce succès, il permit au Général de Bellemare de garder le Bourget, mais avec sa seule troupe, et sans renfort supplémentaire, ni artillerie et sans instructions précises, en un mot il ne fit rien pour l'aider.

 

De leur côté, les Prussiens ne montrent pas la même indifférence, les batteries Prussiennes de Pont-Iblon et de Dugny canonnent toute la journée du 28 le Bourget et vers 20 H à la faveur de l'obscurité un bat. de Grenadiers de la Garde était lancé contre le village, mais fut accueilli par un feu nourri, qui le fit reculer sur ses positions avec des pertes sérieuses.

La journée du 29 commence à 7 H avec une vive canonnade des positions du Bourget par 30 pièces Prussiennes en arrière de Pont-Iblon qui dure plusieurs heures.

Vers 12 H l'infanterie Prussienne se déploie dans la plaine et fait mine d'attaquer pour s'évanouir vers 13 H dans la direction de Blanc Mesnyl ?

Cependant, les mobiles de la Seine stationné au Bourget commençaient à montrer des symptômes d'indiscipline,  n'ayant toujours pas été ravitaillées et les hommes commençaient à abandonner leurs postes et à rentrer dans Paris, alors que le général Bellemare demandait toujours avec insistance au gouvernement de lui envoyer vivres, et artillerie. Et la journée du 29 finit sans autres événements.

 

De leur côté les Prussiens ne restent pas inactifs et se préparaient à prendre leur revanche.

Le Prince royal de Saxe, tenait à ce que le Bourget ne restât pas aux mains des Français, et de plus il était mécontent des divers échecs successifs de ses troupes et mettait une sorte de point d'honneur à vouloir les réparer.

Dès le 29 au soir, il demande au Prince de Wurttemberg , commandant la Garde, de reprendre le Bourget, il pour ce faire il ordonna à la 2ème div. sous les ordres du général Budritzki de faire le nécessaire.

 

Attaque et prise du Bourget par le 2ème div. de la Garde Prussienne, le 30 octobre 1870.

 

Dispositif Prussien :

Les troupes chargées de l'attaquent se composaient de 9 bat. et de 5 batteries, en tout 8 000 hommes et 4  bat. en réserve, les troupes sont organisées en 3 colonnes, qui partent respectivement :

 

- de Dugny : 2 bat. du 2ème grenadiers (Empereur François) et d'un peloton du 2ème uhlans de la Garde.

 

- de Pont-Iblon : 3 bataillons du 3ème régiment de grenadiers (Reine Elisabeth) 1 bat. du 4ème régiment de grenadiers (Reine Augusta) une compagnie de Pionniers, un escadron du 2ème Uhlans, et 3 batteries à cheval

 

- de Blanc-Mesnyl : 2 bat. du 1er régiment de Grenadiers (Empereur Alexandre) 2 comp. et demie des tirailleurs de la Garde, un peloton du 2ème Uhlans, 2 batteries à pied montées, 1 détachement de pionniers.

 

Ces trois colonnes devaient agir concentriquement sur le village, sur chaque flanc et sur le centre.

 

Pour couvrir cette attaque, la 1ère brigade de la Garde est déployée face à St. Denis, Garges et Arnouville. Et enfin pour finir ce déploiement la 23ème div. du 12ème corps était massée prête à marcher derrière le canal de l'Ourcq .

 

Dispositif Français :

Du côté français, tout ces mouvements  de troupe donnent l'alerte.

L'amiral Saisset avait envoyé au Drancy un bataillon d'infanterie de marine et une compagnie de fusiliers marins avec 6 obusiers de montagne pour renforcer les troupes qui s'y trouvaient déjà.

A St. Denis, partait un bat. du 128ème de ligne pour relever les mobiles du Bourget.

C'étaient donc 13 bat., soit environ 8 à 9 000 hommes qui auraient pu participer à la défense du Bourget si cela devenait nécessaire.

 

Vers 8 H du matin, les 3 batteries de Pont-Iblon et les deux de Blanc Mesnyl canonnent le Bourget.

 

Au même moment la colonne de Blanc Mesnyl qui avait le plus long chemin se met en mouvement, vers 8 H 30 les deux autres colonnes s'ébranlent à leur tour.

Toute la plaine devant le Bourget est couverte d'un essaim de tirailleurs, c'est que la Garde Prussienne était encore sous l'impression de l'hécatombe de St. Privat, et inaugurait là une nouvelle tactique. *

 

Vers 9 H les 3 colonnes abordaient le Bourget et grâce à cette nouvelle tactique, elles n'étaient pas trop éprouvées par le feu des Français.

Le combat fit rage, avec des succès divers, les Prussiens progressent rapidement dans la partie nord-ouest du village, alors que dans la partie Est leur progression est plus lente du fait des nombreux bâtiments entourés de vastes murailles.

Du côté de Drancy les Français s'étant avancés aux abords de la voie ferrées pour couvrir le flanc droit du Bourget, les Prussiens envoient contre eux 2 compagnies de grenadiers et une demi de tirailleurs de la Garde détachés de la colonne de Blanc Mesnyl.

Au vu de cette manouvre, les troupes Françaises n'essayèrent même pas de faire tête et rétrogradèrent sur Drancy, couverts par les batteries du fort d'Aubervilliers.

 

Du côté du Bourget, les combats continuent avec une violence extrême, les bâtiments sont pris un par un au corps à corps à la baïonnette, mais vers 13 H tout est perdu, et le village est entièrement contrôlé par les Prussiens qui amènent leur artillerie sur la Mollette, et confient le village à la Garde de 2 bat. du régiment Empereur François, le reste des unités rétrogradent sur leurs positions respectives.

 

Après le combat, on constate que le Bourget ne fut défendu en réalité que par 7 compagnies du 128ème (voltigeurs de la Garde) ainsi que par une fraction des 12ème et 14ème mobiles et des francs tireurs de la Presse.

 

Le reste des unités avait fuit après les premiers combats, et avaient de plus bloqué la relève qui venait de St. Denis, qui au vu de cette masse de fuyards était restée blottie derrière l'usine de la suifferie, et rien ne put les faire bouger de toute la bataille.

 

Les conséquences de ce combat qui laissât les troupes Françaises dans un désordre tel qu'il a été impossible d'établir les pertes exactes, mais qui furent considérables, environ 3 000 hommes de perdus, tués et prisonniers.

Tout d'abord sont issue malheureuse amena l'évacuation de Drancy, mais le plus grave fut l'insurrection qu'elle provoqua à Paris à partir du 31, avec les événements qui suivirent . la commune.

 

Epilogue :

2ème bataille du Bourget, 21 décembre 1870 :

 

Le plus rageant de cette histoire est que le 21 décembre 1870, mais cette fois ci sur ordre du gouvernement et du général Ducrot « ce qui change tout » s'étant rendu compte « enfin » de la position avantageuse que procurait la plaine pour y déployer leur artillerie attaque à nouveau le Bourget. Mais malheureusement sans succès, les Prussiens ayant tirés les enseignements de la première attaque avaient transformés le Bourget en fort et y avaient placées des troupes d'élite.

 

* Dans cette tactique se trouvait le germe du combat de l'ordre dispersé qui fut par la suite réglementé partout. Chaque Compagnie de tête arrivant dans la zone de feu, devait déployer en avant un peloton de tirailleurs, qui s'avançait par bonds successifs, en utilisant tout les couverts possibles. A mesure qu'ils avançaient, ils devaient ouvrir ces intervalles ou viendraient prendre place les deux autres pelotons qui formaient soutient et réserve, pour finir en une ligne mince sans profondeur qui offrait peu de prise au feu

 

 

SCENARIO

 

Pour le scénario, à chacun d'adapter en fonction de son imagination, mai il faut bien prendre en compte que les différents renforts que le joueur français voudras amener au combat devront être assujettis à un test moral en fonction de la situation de la bataille et des unités qu'elles auront peut être déjà vu retraiter ou dérouter.

Par exemple à chaque fois que le joueur français veut faire avancer une unité il devrait tester son moral avec un de 20 de base sans modificateur, si se n'est la valeur morale réelle de l'unité au moment du test.

Si le résulta et ébranlé ou plus l'unité restera sur place (ne pas prendre en compte pour ce test les autres résulta) sauf pour le 128 de ligne qui est de moral « Elite » et n'aura pas a tester. (Voir dans le texte).

Pour mettre en exergue le changement de tactique de l'infanterie Prussienne vous pouvez aussi lui donner le modificateur (li) mais uniquement si elle utilise la formation en LIGNE pour l'attaque.

Scénario testé le 8 mai 04 ; comme dans la réalité le Français a perdu le Bourget et comme dans la réalité la seule unité qui a combattu jusqu'à la fin fut le 128 de ligne avant d'être submergé par le Prussien..A vous de jouer.

 

De leur côté les Prussiens ne restent pas inactifs et se préparaient à prendre leur revanche.

Le Prince royal de Saxe, tenait à ce que le Bourget ne restât pas aux mains des Français, et de plus il était mécontent des divers échecs successifs de ses troupes et mettait une sorte de point d'honneur à vouloir les réparer.

Dès le 29 au soir, il demande au Prince de Wurttemberg , commandant la Garde, de reprendre le Bourget, il pour ce faire il ordonna à la 2ème div. sous les ordres du général Budritzki de faire le nécessaire.

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