|
|
La Première Bataille du Bourget Les 28-29-30 Octobre 1870 |
|
suite |
|
Attaque et prise du Bourget par le 2ème div. de la Garde Prusienne, le 30 octobre 1870.
Dispositif Prussien : Les troupes chargées de l'attaquent se composaient de 9 bat. et de 5 batteries, en tout 8 000 hommes et 4 bat. en réserve, les troupes sont organisées en 3 colonnes, qui partent respectivement : - de Dugny : 2 bat. du 2ème grenadiers (Empereur François) et d'un peloton du 2ème uhlans de la Garde. - de Pont-Iblon : 3 bataillons du 3ème régiment de grenadiers (Reine Elisabeth) 1 bat. du 4ème régiment de grenadiers (Reine Augusta) une compagnie de Pionniers, un escadron du 2ème Uhlans, et 3 batteries à cheval - de Blanc-Mesnyl : 2 bat. du 1er régiment de Grenadiers (Empereur Alexandre) 2 comp. et demie des tirailleurs de la Garde, un peloton du 2ème Uhlans, 2 batteries à pied montées, 1 détachement de pionniers. Ces trois colonnes devaient agir concentriquement sur le village, sur chaque flanc et sur le centre. Pour couvrir cette attaque, la 1ère brigade de la Garde est déployée face à St. Denis, Garges et Arnouville. Et enfin pour finir ce déploiement la 23ème div. du 12ème corps était massée prête à marcher derrière le canal de l'Ourcq .
Dispositif Français : Du côté français, tout ces mouvements de troupe donnent l'alerte. L'amiral Saisset avait envoyé au Drancy un bataillon d'infanterie de marine et une compagnie de fusiliers marins avec 6 obusiers de montagne pour renforcer les troupes qui s'y trouvaient déjà. A St. Denis, partait un bat. du 128ème de ligne pour relever les mobiles du Bourget. C'étaient donc 13 bat., soit environ 8 à 9 000 hommes qui auraient pu participer à la défense du Bourget si cela devenait nécessaire. Vers 8 H du matin, les 3 batteries de Pont-Iblon et les deux de Blanc Mesnyl canonnent le Bourget. Au même moment la colonne de Blanc Mesnyl qui avait le plus long chemin se met en mouvement, vers 8 H 30 les deux autres colonnes s'ébranlent à leur tour. Toute la plaine devant le Bourget est couverte d'un essaim de tirailleurs, c'est que la Garde Prussienne était encore sous l'impression de l'hécatombe de St. Privat, et inaugurait là une nouvelle tactique. * Vers 9 H les 3 colonnes abordaient le Bourget et grâce à cette nouvelle tactique, elles n'étaient pas trop éprouvées par le feu des Français. Le combat fit rage, avec des succès divers, les Prussiens progressent rapidement dans la partie nord-ouest du village, alors que dans la partie Est leur progression est plus lente du fait des nombreux bâtiments entourés de vastes murailles. Du côté de Drancy les Français s'étant avancés aux abords de la voie ferrées pour couvrir le flanc droit du Bourget, les Prussiens envoient contre eux 2 compagnies de grenadiers et une demi de tirailleurs de la Garde détachés de la colonne de Blanc Mesnyl. Au vu de cette manouvre, les troupes Françaises n'essayèrent même pas de faire tête et rétrogradèrent sur Drancy, couverts par les batteries du fort d'Aubervilliers. Du côté du Bourget, les combats continuent avec une violence extrême, les bâtiments sont pris un par un au corps à corps à la baïonnette, mais vers 13 H tout est perdu, et le village est entièrement contrôlé par les Prussiens qui amènent leur artillerie sur la Mollette, et confient le village à la Garde de 2 bat. du régiment Empereur François, le reste des unités rétrogradent sur leurs positions respectives. Après le combat, on constate que le Bourget ne fut défendu en réalité que par 7 compagnies du 128ème (voltigeurs de la Garde) ainsi que par une fraction des 12ème et 14ème mobiles et des francs tireurs de la Presse. Le reste des unités avait fuit après les premiers combats, et avaient de plus bloqué la relève qui venait de St. Denis, qui au vu de cette masse de fuyards était restée blottie derrière l'usine de la suifferie, et rien ne put les faire bouger de toute la bataille. Les conséquences de ce combat qui laissât les troupes Françaises dans un désordre tel qu'il a été impossible d'établir les pertes exactes, mais qui furent considérables, environ 3 000 hommes de perdus, tués et prisonniers. Tout d'abord son issue malheureuse amena l'évacuation de Drancy, mais le plus grave fut l'insurrection qu'elle provoqua à Paris à partir du 31, avec les événements qui suivirent . la commune.
Epilogue : 2ème bataille du Bourget, 21 décembre 1870 : Le plus rageant de cette histoire est que le 21 décembre 1870, mais cette fois ci sur ordre du gouvernement et du général Ducrot « ce qui change tout » s'étant rendu compte « enfin » de la position avantageuse que procurait la plaine pour y déployer leur artillerie attaque à nouveau le Bourget. Mais malheureusement sans succès, les Prussiens ayant tirés les enseignements de la première attaque avaient transformés le Bourget en fort et y avaient placées des troupes d'élite. * Dans cette tactique se trouvait le germe du combat de l'ordre dispersé qui fut par la suite réglementé partout. Chaque Compagnie de tête arrivant dans la zone de feu, devait déployer en avant un peloton de tirailleurs, qui s'avançait par bonds successifs, en utilisant tout les couverts possibles. A mesure qu'ils avançaient, ils devaient ouvrir ces intervalles ou viendraient prendre place les deux autres pelotons qui formaient soutient et réserve, pour finir en une ligne mince sans profondeur qui offrait peu de prise au feu
SCENARIO Pour le scénario, à chacun d'adapter en fonction de son imagination, mai il faut bien prendre en compte que les différents renforts que le joueur français voudras amener au combat devront être assujettis à un test moral en fonction de la situation de la bataille et des unités qu'elles auront peut être déjà vu retraiter ou dérouter. Par exemple pour POW tester le moral avec un modificateur cumulatif au dé de +1 par unité a vu qui recule, et +2 par unité déroutée. Ex : 1 bat. de Mobile valeur 10 ayant vu une fuite et un recul (+3) sur un résultat moral du dé (20) de 8 (soit 8 +3 = 11) sera au-dessus de son moral donc ébranlé et ne pourra pas avancer. Télécharger l'ordre de Bataille en format Excell ICI
|